Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 23 janvier 2007
Voici une autre acrylique, un petit cauchemar nommé apocalyps !
par Michel Le Darz publié dans : surréaliste
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Dimanche 21 janvier 2007
Et voici ma petite nymphe ailée, peinture acrylique.
Vous pouvez la voir mieux sur : http://artscad.com/A.nsf/Opra/SRVV-696DGY
par Michel Le Darz publié dans : féérique
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 19 janvier 2007

Et la derniere !


 

 

par Michel Le Darz publié dans : humoristique
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 19 janvier 2007

 

 l'image  Agrandi sur : http://parfumdart.free.fr/l_arbre_enchante_adsl.html

 

Voila la deuxieme illus de l'histoire.

par Michel Le Darz publié dans : fantastique
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Jeudi 18 janvier 2007

voici une premiere petite illus.
elle a servie avec deux autres, à illustrer l' histoire de l'auteur Marie Zimmer.

A+


                         L’ARBRE

 

                              qui

 

            cache la forêt

 

 

 

Le vieux TRABOR a passé toute sa vie à arpenter la forêt. Il en connaît les moindres recoins. Même la brindille la plus insignifiante  n’a de secret pour lui.

 

          Rien qu’en posant sa main toute ridée sur les troncs  noueux des grands arbres, il peut lire dans leurs pensées. Chacun a son histoire, ses souvenirs, que TRABOR écrit sur les feuilles du temps.

 

         Car le vieux magicien est le Gardien du Passé et depuis toujours veille sur les racines de l’humanité, plantées au plus profond de la terre.

 

          

 

Quand il mourra, un autre magicien prendra la place. Puis un autre et encore un autre. Et ainsi indéfiniment, comme une longue chaîne interminable. Le cours de l’Histoire ne doit jamais être interrompu.

 

 

Sur le chemin parsemé de feuilles, les pas du vieil homme glissent et le conduisent à la clairière  : tout est douceur, tout est mystère. Rien ne lui échappe.

 

Sauf ce matin. Les yeux du magicien s’agrandissent d’étonnement. Quel est cet arbre qui se dresse devant lui et lui barre ainsi la route ?

 

          Un arbre gigantesque que TRABOR n’avait  jamais vu auparavant dans le paysage.

 

 

-         Ton heure est venue vieil homme !

 

 gronde l’arbre d’une voix gutturale, qui fait trembler toute la forêt.

 

 

-         Oh non !… Pas déjà !… murmure TRABOR en s’affaissant sur

 

lui-même, comme si un poids énorme venait de lui tomber sur les épaules.

 

 

Il a encore tant de choses à faire et à voir, tant de chemin à parcourir dans sa chère forêt. Ce n’est pas possible de laisser tout cela derrière lui ! Il ne se sent pas prêt !

 

 - Tu n’es pas indispensable vieil homme !

 

  continue de gronder l’arbre.

 

  Il est écrit que tu dois laisser la place au suivant.

 

 

TRABOR ne peut se résoudre à mourir. Cette idée lui est insupportable. Pour contrer le gros arbre qui lui fait barrage, il n’a qu’une solution.

TRABOR lève très haut ses deux bras.

 

 

-         Tu es fou magicien !  gronde l’arbre qui  devine aussitôt ce que

 

     TRABOR s’apprête à faire.

 

Qui es-tu simple mortel pour oser te rebeller contre le cours de la destinée ?

 

 

Mais TRABOR n’écoute plus. Son envie de vivre est plus forte que sa raison. Le vieil homme frappe avec son bâton juste au pied de l’arbre  et  prononce les mots interdits, comme une sentence :

 

-         Que la terre s’ouvre et dévoile les racines qui te soutiennent !

 

 

Dans un bruit d’enfer, le sol se fissure.

Les longues racines de l’arbre lui font comme une barbe étrange.

Elles semblent s’enfoncer si profond dans la terre qu’on n’en voit pas les extrémités.

Un craquement sinistre se fait entendre : les racines se déchirent les unes après les autres.

 

-         Malheureux, qu’as-tu fait ?  hurle l’arbre qui commence

doucement à vaciller.

 

TRABOR  assiste sans un mot à l’agonie de l’arbre qui se couche dans un fracas assourdissant.

 

-         Sois maudit TRABOR le magicien !  murmure l’arbre déraciné  dans un dernier souffle rauque.

 

TRABOR contemple l’immense carcasse de bois étendue en plein milieu de la clairière.

 Il veut faire un pas vers elle, mais il se sent d’un seul coup incapable de bouger. Comme pétrifié.

 

 

 

Ses jambes et ses bras sont si lourds, son corps tout entier lui fait mal. Quel est ce maléfice ?

TRABOR se met à prononcer une formule, puis une autre, mais sa magie se révèle inefficace. Il reste là, immobile, face à l’arbre gigantesque qu’il vient lui même d’abattre.

 

C’est alors que ses bras s’allongent, se multiplient et se durcissent.

Sa tête se pare d’un épais feuillage, ses jambes pénètrent profondément dans la terre et son corps devient tronc.

TRABOR paniqué, réalise qu’il se transforme en arbre.

 

Des centaines de voix fusent de partout et l’assaillent en même temps.

Les voix de tous les arbres de la forêt qui accueillent TRABOR comme un des leurs.

 

-         Bienvenue parmi nous !  Bienvenue parmi nous !

chante la forêt.

 

TRABOR, piégé par l’arbre de la Destinée, comprend d’un seul coup le mystère qui l’entoure et en a le souffle coupé.

Tous ces arbres qu’il a tant aimés durant sa longue vie sont en réalité  les magiciens , gardiens du passé, qui l’ont précédé.

 

Transformés, comme lui, pour l’éternité.

 


par Michel Le Darz publié dans : fantastique
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Calendrier

Janvier 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

Catégories

Blog : Poésie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus